Traiter plusieurs maladies sur une plante grasse - Plantes et Jardin de Ville

Traiter plusieurs maladies sur une plante grasse

     L’automne a été plein de mauvaises surprises. L’une d’elle s’est produite sous le châssis dans lequel les Echinocereus passent l’hiver. En regardant mes plantes de près suite à des soucis de cochenilles, j’ai découvert qu’un des Echinocereus était atteint de cochenilles, mais également de champignons. Si la situation semblait compliquée, les infections paraissaient gérables. A partir de ce constat, de quelle manière ai-je procédé?

1. Première étape :

      J’ai commencé par mettre la plante au chaud, car j’ai fait ces découvertes quand il faisait déjà assez froid. Mettre la plante au chaud, c’est une bonne chose pour la traiter sans risque, mais il ne s’agit pas de contaminer les plantes qui passent l’hiver à l’intérieur, notamment les autres plantes grasses. Donc, il a fallu aussi isoler la plante. Pour cela, rien de tel que de la placer dans une pièce dans laquelle, il n’y a pas d’autres plantes grasses et si elle est totalement seule, c’est encore mieux.

2. Deuxième étape :

      Il faut rapidement entamer les traitements, mais il y a deux infections à traiter, alors, par laquelle faut-il commencer ?
J’ai d’abord commencé par éliminer les cochenilles de manière manuelle avec un cure-dent selon mes bonnes habitudes. Puis étant donné que l’alcool sèche rapidement, j’ai commencé par pulvériser de l’alcool sur la plante. J’ai attendu quelques heures que l’alcool soit sèche.
A ce stade, nous avons déjà réglé le problème des cochenilles.

3. Troisième étape :

      Il faut maintenant régler la question des champignons. Pour cela, je n’ai pas de méthode totalement naturelle. Par contre, j’ai un fongicide bio à base de soufre. J’ai dilué une petite dose de ce soufre dans une bouteille d’eau, puis j’ai généreusement arrosé la totalité de la plante avec cette solution. J’ai insisté sur les parties les plus atteintes de la plante. Ce n’est pas très bon de réaliser ce travail à cette saison, car on arrose abondamment la plante à une saison où il faut éviter les arrosages, d’où l’intérêt de la garder au chaud. On limite ainsi le risque de pourritures. Il est aussi possible que les champignons viennent du taux d’humidité élevé en extérieur (même si la plante est à l’abri), donc en la gardant à l’intérieur au chaud et au sec, on multiplie les chances d’exterminer les champignons.

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4. Quatrième étape :

      On voit alors les champignons régresser. Mais ce n’est pas encore le moment de remettre la plante dehors, car l’invasion pourrait revenir, ne serait-ce que du fait de l’humidité. De plus, les champignons ne disparaissent pas du jour au lendemain.
Il ne faut pas non plus oublier nos cochenilles dont la disparition n’est probablement que momentanée, car nous ne les avons traité qu’une fois, ce qui est insuffisant avec l’alcool. Il faut souvent au moins deux traitements avant d’être à peu près tranquille.
On attend alors quelques jours, puis on traite de nouveau avec l’alcool. Par prudence, la plante est toujours en isolement à l’intérieur. Il est encore trop tôt pour affirmer qu’elle est sauvée, mais la maladie a bien régressé. Quand toute trace de champignons aura disparu, elle pourra alors repartir dans son châssis. Ce sera peut-être son cadeau de Noël.

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     Si vous vous souvenez bien, tout l’hiver dernier, je vous ai conseillé d’observer vos plantes régulièrement. Ce conseil se justifie une fois de plus. Si je ne regardais jamais mes plantes, je serai probablement intervenue trop tard pour sauver Echinocereus. Malheureusement, on ne voit pas tout, mais l’observation permet de limiter les dégâts et c’est déjà énorme. Avec cette surveillance, on perd une plante sur cinq ou sur dix au lieu de perdre systématiquement toutes les plantes malades.
Alors, gardez un œil sur vos plantes tout l’hiver et entre deux observations, rejoignez-nous sur Facebook.

A propos de Patricia Provost

Les cactus, c’est une passion familiale, mon père en possédait déjà. Avec l’âge, je m’y suis intéressée à mon tour. Après des débuts difficiles, des ouvrages m’ont aidé à mieux les cultiver. Cette expérience me permer aujourd'hui de vous conseiller pour le bien-être de vos cactus !

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