Une plante grasse, Agave parviflora - Plantes et Jardin de Ville

Une plante grasse, Agave parviflora

     Avec le retour du printemps, je commence à bouger tous les pots de cactus, notamment pour les arroser, mais aussi pour en placer certaines en abri froid. Il ne risque désormais plus de geler dans le cabanon, donc les plantes les moins sensibles au froid peuvent y prendre leur quartier jusqu’en juin.
Au cours de ces manipulations, je fais une belle découverte, une plante grasse,  Agave parviflora a fait un rejet.

Le rejet :

      La plante mère est déjà assez grosse et juste dans son pot. Par conséquent, si le rejet se développe trop, je vais rencontrer un problème de place dans le pot. Il y a donc urgence à la dépoter. Il y a alors deux solutions, soit je prends un pot plus grand, soit je sépare le rejet.   Normalement sur ce type de plante, la séparation entre la plante mère et le rejet ne doit pas poser de problème. C’est donc la solution que j’adopte, le rejet étant suffisamment développé pour supporter cette séparation.
Mais l’opération ne se déroule pas tout à fait comme prévu. En effet, le rejet se détache bien, mais il se retrouve sans racine. Bon, pas de panique, je vais tenter de le sauver.

La vie indépendante :

      Après quelques heures, je rempote la plante mère dans son pot. La concernant, il n’y a pas de soucis à se faire. Pour le rejet, c’est une autre histoire. Je le laisse quelques jours à l’air, le temps que la cicatrice sèche correctement. Puis, je le plante dans le sable. Nous sommes au printemps, c’est la bonne saison, il ne reste plus qu’à attendre. Restons optimistes.
Les jours et les semaines passent, rien d’anormal ne se produit. Voilà maintenant deux à trois mois que le rejet est dans son petit pot de sable. Je tente de le faire bouger, il tient bien, c’est peut-être bon signe.

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Allons voir plus loin :

      Je le dépote. Et oui, c’est un beau succès, de superbes racines se sont formées. Il est désormais prêt à rejoindre sa mère à l’extérieur. Mais avant, il faut attendre quelques heures et le rempoter dans le mélange spécial cactus. En fin de journée, il se retrouve dans son petit pot, dehors avec le reste de la collection.

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     Moralité de cette aventure, il ne faut jamais considérer une situation perdue d’avance, mais il faut toujours tenter le tout pour le tout et bien souvent, nous avons de belles surprises.
Si une telle mésaventure vous arrive, restez serein et philosophe, utilisez les méthodes traditionnelles d’enracinement des cactus et il n’y a pas de raison que le succès ne soit pas au rendez-vous. Et surtout, n’oubliez pas de nous faire partager vos expériences.

A propos de Patricia Provost

Les cactus, c’est une passion familiale, mon père en possédait déjà. Avec l’âge, je m’y suis intéressée à mon tour. Après des débuts difficiles, des ouvrages m’ont aidé à mieux les cultiver. Cette expérience me permer aujourd'hui de vous conseiller pour le bien-être de vos cactus !

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