Depuis mon plus jeune âge, j’ai vu des membres de ma famille jardiner, si bien que je ne me suis jamais posée de question sur l’impact de cette activité sur la santé. J’ai moi-même, du plus loin que je me souvienne, arrosé, désherbé, récolté, planté. Je sais que cette activité me procure du plaisir et un bien-être psychologique. Le bien-être physique est plus discutable, car selon les efforts fournis, je ressens parfois des douleurs musculaires, de la fatigue, voire de l’épuisement.
Depuis quelques mois, nous voyons tout et son contraire sur ce sujet, donc essayons d’être objectif pour tenter de déterminer ce qu’il en est réellement.
Le contact avec la terre
Il est conseillé de marcher pieds nus tous les jours dans l’herbe ou sur le sable afin de créer des échanges entre le corps et la terre. Le corps récupère les électrons libres de la terre ce qui a des effets bénéfiques, notamment celui de réduire l’inflammation. Cette technique a également un impact sur la circulation sanguine, ce qui réduit les douleurs musculaires et améliore le rythme cardiaque. Un équilibre se crée entre le champ électrique du sol et celui du corps.
Vous me direz probablement que vous n’allez pas travailler pieds nus dans votre jardin, soit.
Mais si vous avez les mains dans la terre, vous bénéficiez également de ces échanges. Si vous jardinez raisonnablement, c’est-à-dire sans atteindre le stade des douleurs physiques et de l’épuisement, vous ne pouvez, à priori, n’en retirer que des bénéfices. Restez cependant vigilant, car nous tombons tous un jour ou l’autre dans le piège du « je veux absolument terminer ce nettoyage ou ces plantations aujourd’hui ». C’est dans ces circonstances que le jardinage peut devenir plus néfaste.
Il faut également être prudent avec les outils, notamment les outils à moteur qui, pour la plupart, sont dangereux. En cas d’utilisation, restez bien concentré sur chacun de vos gestes et arrêtez avant que la fatigue ne vous envahisse.
Le contact avec les plantes
Factuellement, les plantes nous donnent de l’oxygène pour vivre et nous leur donnons du dioxyde de carbone qui favorise leur croissance. C’est ce qu’on appelle un échange donnant/donnant.
Mais les plantes nous apportent bien davantage. Elles sont colorées, ce qui est bon pour notre moral. Il paraît que le blanc est une couleur dépressive, les plantes viennent donc contrebalancer des intérieurs souvent trop ternes. Du coup, au contact de la nature, nous développons spontanément une joie, particulièrement favorable à l’aspect psychologique.
Mais ce n’est pas tout. Les arbres libèrent des substances qui agissent sur notre système immunitaire. Par conséquent, si votre jardin comporte de nombreux arbres, vous serez moins sujet aux maladies.
Si vous plantez des arbres fruitiers, vous bénéficierez en plus de fruits non infectés, de produits toxiques et dangereux pour la santé. Vous aurez le plaisir de déguster des fruits mûrs, délicieux au goût et probablement plus vitaminés que ceux du commerce.
Le contact avec le grand air
Je n’oserais pas ici parler d’air pur, mais simplement du fait d’être en extérieur. Là encore, votre organisme en tirera plus d’effets bénéfiques que néfastes. En effet, l’humain n’est pas fait pour vivre dans un milieu clos 24h/24. Nous avons besoin de bouger. L’exposition au grand air nous fatigue, mais cette dernière est saine. Elle permet un sommeil réparateur.
Le contact avec le soleil
Ici encore, tout est de l’ordre du bon dosage. Si s’exposer au soleil des journées entières risque d’apporter des brûlures particulièrement néfastes, nous avons besoin d’un peu de soleil chaque jour. Ainsi, notre corps synthétise de la vitamine D dont il a besoin pour fonctionner de manière optimale.
Donc, une exposition raisonnable au soleil le temps de planter quelques légumes ou de désherber, peut être tout à fait bénéfique.

La consommation de ses propres produits
Si vous vous abstenez de traitements néfastes pour l’être humain, le fait de cultiver vos propres légumes vous apportera une nourriture saine et savoureuse.
Il est reconnu que la nourriture achetée, y compris les légumes dits bios, comporte des produits. Bien sûr, les produits bios sont un peu moins dangereux pour l’organisme, mais ils ne sont pas toujours naturels pour autant.
Si vous achetez des produits transformés, le résultat est encore plus désastreux, car des sucres et des conservateurs y ont souvent été ajoutés.
Si vous transformez vos propres produits, ils se conserveront peut-être moins longtemps, mais vous en connaîtrez la composition précise. Il est conseillé de ne pas inclure de sucre. Si vous congelez, les produits se conserveront aussi longtemps que si vous les aviez achetés.
Finalement, le jardinage peut avoir d’énormes côtés bénéfiques, sous réserve de ne pas se tuer à la tâche, de rester prudent avec les outils et vigilant avec le soleil.

